Un cake salé, ça se sert chaud ou tiède, c’est vrai… mais il suffit d’un passage au frigo pour changer toute l’ambiance. En plein été, quand l’apéro s’étire sur la terrasse et que les verres tintent doucement, une tranche bien fraîche surprend dès la première bouchée : la courgette reste juteuse, le chèvre devient fondant, et la menthe réveille tout. L’erreur de sortie de frigo, au lieu du four, finit même par faire croire à une autre recette, entre terrine et cake, plus net, plus élégant. Sur la table, quelques olives, des tomates bien mûres, du pain grillé, et ce drôle de cake froid qui coupe net les discussions… pour les relancer autour d’une seconde tranche.
Quand le cake sort du frigo, pas du four : la surprise qui met tout le monde d’accord à l’apéro
Servi bien frais, le cake courgette-chèvre change de registre : la mie devient plus serrée, la tranche se tient comme une terrine salée, et chaque ingrédient se détache mieux. La courgette apporte ce côté humide et doux, le chèvre fait une note ronde, et la menthe glisse un parfum presque citronné qui donne envie d’y retourner. À l’œil, on obtient un marbré vert et blanc très apéritif, surtout quand le cake se coupe en tranches nettes, puis en petits rectangles à picorer. C’est là que la “révélation” apparaît : ce n’est pas un cake à sortir fumant du four, mais un cake froid à la courgette, chèvre et menthe, tranché et servi bien frais, comme une petite star de l’apéro estival.
Les ingrédients : courgette, chèvre, menthe… et deux-trois alliés pour un cake qui se tient bien froid
Le secret d’une version froide réussie tient dans l’équilibre entre une courgette bien préparée et une base assez “cake” pour figer au frais : un peu de fromage râpé, des œufs, et une farine dosée juste comme il faut. Le résultat doit rester moelleux sans être spongieux, avec une saveur franche de chèvre. La menthe fonctionne particulièrement bien en août, quand les courgettes sont pleines de goût et que les herbes du balcon parfument tout. Une touche de citron (zeste) et un filet d’huile d’olive donnent une finition très Méditerranée, parfaite avec un rosé bien frais ou une eau pétillante au citron.
- 250 g de courgette (environ 1 moyenne)
- 3 œufs
- 150 g de farine
- 1 sachet de levure chimique (environ 11 g)
- 80 ml d’huile d’olive
- 100 ml de lait
- 120 g de bûche de chèvre
- 50 g d’emmental râpé (ou comté)
- 10 feuilles de menthe (ou 2 cuillères à soupe de menthe ciselée)
- 1 citron (zeste finement râpé)
- 1 cuillère à café rase de sel
- Poivre noir
- 1 petite gousse d’ail (facultatif)
Les étapes : râper, assaisonner, mouler, refroidir… puis trancher comme un “terrine-cake” ultra frais
La courgette se râpe d’abord, puis se sale légèrement avant d’être pressée dans un torchon propre : c’est ce geste qui évite une mie trop humide et garantit une tenue parfaite après passage au froid. Dans un saladier, les œufs se battent avec l’huile d’olive et le lait, puis la farine et la levure s’incorporent jusqu’à obtenir une pâte lisse. La courgette égouttée, la menthe ciselée, le zeste de citron, le fromage râpé et une partie du chèvre coupé en petits dés s’ajoutent, avec du poivre et, si envie, une pointe d’ail très finement râpé pour une note plus marquée. La pâte se verse dans un moule à cake chemisé, puis le reste du chèvre se répartit sur le dessus en l’enfonçant légèrement pour créer des poches fondantes à la découpe. La cuisson se fait au four à 180 °C pendant environ 45 à 55 minutes, jusqu’à ce que la lame ressorte sèche. Ensuite, place au vrai twist : refroidissement complet à température ambiante, puis au réfrigérateur au moins 4 heures, idéalement toute une nuit. Le lendemain, le cake se démoule facilement, se tranche bien droit, et se sert très frais, avec des tomates anciennes, une salade de roquette ou même une tapenade pour jouer le contraste salin et herbacé.
Au final, ce cake froid court-circuite les attentes et devient une recette à part entière : courgette bien égouttée, chèvre généreux, menthe vive, et une découpe qui fait penser à une terrine chic. L’apéro d’été y gagne un plat central qu’on pose au milieu de la table, et chacun se ressert sans y penser. Et si la prochaine surprise, c’était d’y glisser quelques pignons grillés ou des dés de poivron confit pour encore plus de caractère ?
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