Quel plat préparer quand l’envie d’un grand repas du dimanche se heurte à l’idée de rester planté devant le four ? Le giouvetsi d’agneau à la grecque est la réponse la plus gourmande : une épaule d’agneau longuement mijotée dans une sauce tomate au vin rouge, parfumée de cannelle, de paprika et de laurier. Pendant que le four travaille tranquillement, la viande devient si tendre qu’elle se détache presque à la cuillère. La touche irrésistible ? L’orzo, aussi appelé risoni ou langues d’oiseau, cuit directement dans le jus et absorbe chaque goutte de sauce. Un plat généreux, parfait pour les premiers week-ends frais d’automne, qui régale une grande tablée sans compliquer la journée.

Les ingrédients qui donnent à l’agneau grec son fondant incomparable

  • 1,2 à 1,5 kg d’épaule d’agneau avec os
  • Sel
  • Poivre noir
  • 30 ml d’huile d’olive
  • 1 oignon rouge finement émincé
  • 3 gousses d’ail râpées ou écrasées
  • 30 g de concentré de tomates
  • 500 ml de passata ou de coulis de tomate
  • 200 ml de vin rouge
  • 1 bâton de cannelle ou 1 cuillère à café de cannelle moulue
  • 1 cuillère à café de paprika
  • 2 feuilles de laurier
  • 2 cubes de bouillon de volaille dilués dans 1,3 litre d’eau chaude
  • 500 g d’orzo, de risoni ou de pâtes langues d’oiseau
  • Parmesan fraîchement râpé ou kefalotyri

L’épaule avec os est idéale pour obtenir une viande très moelleuse et une sauce plus profonde en goût. Le mélange de coulis de tomate, de vin rouge et de bouillon forme une base généreuse, tandis que la cannelle douce apporte cette signature chaleureuse typique du giouvetsi, sans prendre le dessus sur l’agneau.

Les étapes pour une épaule d’agneau mijotée sans surveillance, avec l’orzo qui cuit dans la sauce

Préchauffer le four à 160 °C en chaleur tournante, ou à 180 °C en chaleur statique. Saler et poivrer généreusement l’épaule sur toutes ses faces. Faire chauffer l’huile d’olive dans une grande cocotte, puis saisir la viande environ 10 minutes, en la retournant pour obtenir une belle croûte dorée. Cette étape donne du caractère au plat et aide à conserver une chair juteuse après la longue cuisson.

Retirer l’agneau, puis faire revenir l’oignon rouge dans la même cocotte pendant quelques minutes. Ajouter l’ail et le concentré de tomates, laisser cuire une minute, puis verser le coulis, le vin rouge, le paprika, le laurier, la cannelle et 400 ml de bouillon. Dès que la sauce frémit, déposer l’épaule dans un grand plat allant au four et verser la sauce tout autour. Couvrir hermétiquement avec du papier aluminium et enfourner pour 2 h 30, en retournant la viande à mi-cuisson pour une saveur bien répartie et un mijotage régulier.

Sortir ensuite l’épaule du plat avec précaution. Verser l’orzo dans la sauce, ajouter le reste du bouillon chaud et mélanger soigneusement. La viande peut être remise entière sur les pâtes ou effilochée grossièrement après avoir retiré l’os : cette seconde option rend le service particulièrement simple. Enfourner sans couvrir pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce que l’orzo soit fondant et soyeux et que l’agneau soit si tendre qu’il s’écrase à la cuillère. Ajouter un peu d’eau chaude si les pâtes absorbent la sauce trop vite.

Tomate, vin rouge et épices : le trio qui transforme le jus de cuisson en sauce généreuse

Ce qui rend cette épaule d’agneau mijotée à la tomate, au vin rouge et aux épices si irrésistible, c’est cette sauce qui évolue doucement au four. La tomate apporte une acidité fruitée, le vin rouge renforce la rondeur du jus et le bouillon donne assez de liquide pour cuire les pâtes sans les dessécher. À la fin, l’orzo a absorbé les parfums tout en gardant une texture crémeuse, presque comme un risotto très généreux.

La cannelle mérite une place de choix, mais en petite quantité : elle ne doit pas transformer le plat en recette sucrée. Associée au paprika et au laurier, elle apporte une chaleur épicée et une note légèrement boisée qui accompagne merveilleusement l’agneau. Pour une sauce encore plus intense, il est possible de choisir une passata de bonne qualité et un vin rouge souple, sans trop de tanins, afin de préserver une douceur gourmande.

Le service convivial qui fait de ce plat le nouveau rituel des dimanches en famille

Le giouvetsi se sert bien chaud, directement dans son plat de cuisson pour profiter de son allure généreuse et familiale. Une pluie de parmesan fraîchement râpé apporte une note salée et fondante très agréable. Pour une version plus proche de la tradition grecque, le kefalotyri, fromage à pâte dure au goût plus affirmé, remplace très bien le parmesan lorsqu’il est disponible dans une épicerie méditerranéenne.

Ce plat se suffit presque à lui-même, mais une salade de concombre, de tomates et d’oignon rouge assaisonnée d’huile d’olive apporte un contraste frais bienvenu. Quelques feuilles de persil plat ou d’origan frais peuvent aussi réveiller la sauce au moment du service. Les restes se conservent au frais et se réchauffent doucement avec un filet d’eau ou de bouillon pour redonner à l’orzo son moelleux généreux.

Avec son agneau confit, ses pâtes gorgées de sauce et sa cuisson largement autonome, le giouvetsi transforme un repas de famille en moment détendu, sans aller-retour incessant devant le four. Lorsque les journées d’automne invitent aux plats qui réchauffent vraiment, cette recette grecque a tout pour remplacer le traditionnel gigot rôti. Et si le prochain dimanche devenait l’occasion de laisser mijoter la gourmandise pendant que la maison profite simplement de son temps ?

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Maëlle D.