En juin, les tables s’allègent sans perdre une miette de gourmandise. À l’heure où les tomates commencent à sentir le soleil, un flan salé façon Provence change tout : une coupe nette, une texture qui tremble juste ce qu’il faut, et ce parfum d’ail et de thym qui rappelle les vacances avant même la première bouchée. Dans le plat, le rouge des tomates se mêle à l’or des œufs, et le thon apporte ce côté généreux, presque réconfortant. Servi tiède quand le four vient de s’éteindre, ou bien bien frais après un passage au frigo, ce flan se glisse partout : déjeuner léger, dîner sur le balcon, buffet qui fait envie. Et surtout, il donne immédiatement faim.
Les ingrédients
- 1 boîte de thon (environ 190 g) au naturel ou à l’huile, bien égoutté
- 1 boîte de tomates pelées (400 g), grossièrement écrasées
- 5 œufs
- 2 oignons
- 2 gousses d’ail
- 1 branche de thym (ou 1 cuillère à café de thym séché)
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 20 g de beurre pour le moule
- 1 cuillère à café de sel (à ajuster)
- Poivre du moulin
Les étapes
Préchauffer le four à 180 °C. Beurrer un moule (idéalement un moule à cake ou un petit plat à gratin) en insistant sur les angles : un démoulage net donne tout de suite envie, et la petite couche de beurre aide à obtenir une croûte dorée avec un parfum très cuisiné.
Éplucher puis hacher finement les oignons. Les faire revenir doucement dans une poêle avec l’huile d’olive, sans les brusquer, jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides et fondants. Ce passage est la base du goût : des oignons confits apportent une douceur qui équilibre la tomate.
Ajouter l’ail haché, remuer 30 secondes, puis verser les tomates pelées avec leur jus. Ajouter le thym, saler, poivrer et laisser mijoter 8 à 10 minutes, le temps que la sauce épaississe un peu. L’objectif : une tomate réduite, pas une soupe, pour garder un flan qui se tient.
Dans un grand saladier, battre les œufs. Émietter le thon égoutté, puis l’ajouter aux œufs. Incorporer ensuite la compotée tomate-oignons encore chaude, mélanger et goûter l’assaisonnement. L’appareil doit rester bien parfumé, avec un thon réparti et une base homogène.
Verser dans le moule, lisser la surface et enfourner 35 à 40 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit pris et joliment coloré. Laisser tiédir 10 minutes avant de servir. À la coupe, le centre doit rester légèrement tremblotant : c’est ce qui donne une texture moelleuse et une sensation fondante.
Pourquoi ce flan provençal tomates et thon devient le plat d’été qu’on refait sans y penser
Quand la chaleur s’installe, ce flan coche tout ce qu’on attend d’un plat de saison : une bouchée ensoleillée, une mâche tendre, et ce petit air du Sud qui met tout le monde d’accord. La tomate mijotée au thym donne une profondeur presque confite, pendant que le thon apporte une note marine discrète, jamais envahissante. Le plus agréable, c’est son double visage : servi tiède, il rappelle une part de quiche sans pâte ; servi bien froid, il devient une tranche fraîche, parfaite avec une salade. Et visuellement, ces marbrures rouge-or donnent un plat simple mais franchement appétissant.
Les ingrédients : le trio gagnant tomates, thon, œufs (et les petits plus qui changent tout)
Le trio tomates, thon, œufs fonctionne parce qu’il joue sur le contraste : la tomate apporte l’acidulé, le thon le côté rassasiant, et les œufs la texture de flan, à la fois souple et crémeuse. Pour la tomate, les pelées en boîte font très bien l’affaire, surtout en juin quand on a envie de ce goût compoté sans trop se compliquer la vie. Le thym est le fil conducteur, et l’ail doit rester présent mais pas agressif. En option, une pincée de piment d’Espelette réveille la sauce, et quelques olives noires hachées ajoutent une touche provençale et saline qui fait chanter le thon.
Les étapes : oignons fondants, appareil minute, cuisson dorée… et service chaud ou froid selon l’humeur
Tout se joue sur deux points : des oignons vraiment fondants et une tomate un peu réduite. Quand la base mijote, le parfum devient immédiatement gourmand, et c’est là que le flan prend son identité. Au four, la cuisson doit rester douce : un dessus pris, un cœur qui garde une légère vibration, et une surface bien dorée sans sécher. Côté service, une salade de roquette ou de jeunes pousses, assaisonnée à l’huile d’olive et citron, crée un contraste frais et poivré. Pour la boisson, un rosé bien frais de Provence ou un blanc sec type picpoul accompagne parfaitement la tomate et le thym sans les écraser.
Pour varier, le thon peut être remplacé par du maquereau émietté pour une note plus affirmée, ou par un reste de poulet rôti pour une version plus douce. Une cuillère de moutarde dans les œufs donne une pointe piquante qui réveille l’ensemble, et un peu de feta émiettée sur le dessus avant cuisson apporte une touche salée très addictive. Le flan se conserve au réfrigérateur jusqu’à 48 heures, et il est souvent encore meilleur le lendemain, quand les arômes ont eu le temps de se poser.
Avec ses oignons fondants, sa tomate au thym et sa texture de flan bien moelleux, cette recette a tout pour devenir un classique de juin à la fin de l’été. Entre le service tiède qui sent le four et la version bien froide façon tranche de buffet, chaque assiette garde ce goût du Sud, simple et franc. Quelle variante fera le plus envie : olives noires, feta, ou une pointe de piment d’Espelette ?
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