Le geste qui fait tout basculer n’arrive pas au début, mais juste à la sortie du four : cette tarte aux tomates anciennes, ricotta et chèvre frais se termine avec du basilic et quelques olives noires. En août, quand les étals débordent de tomates rouges, jaunes et orangées, c’est le genre de recette simple qui fait immédiatement son effet à table. La pâte maison aux herbes apporte du croquant, la crème ricotta-chèvre reste douce et les tomates rôties deviennent presque confites grâce au miel et à l’origan. Servie tiède, cette tarte colorée a tout pour plaire lors d’un déjeuner léger, d’un apéro dînatoire ou d’un repas sans prise de tête. Le contraste entre le fondant, le salé et la touche sucrée explique pourquoi il n’en reste souvent pas une miette.
Les ingrédients
- 250 g de farine
- 125 g de beurre froid coupé en dés
- 1 pincée de sel
- 1 cuillère à café d’herbes de Provence
- 5 cl d’eau froide
- 4 à 5 tomates anciennes de différentes couleurs
- 150 g de ricotta
- 100 g de chèvre frais
- 1 gousse d’ail râpée
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
- 1 cuillère à café de miel
- 1 cuillère à café d’origan séché
- 40 g d’olives noires dénoyautées
- 10 feuilles de basilic frais
- 1 pincée de sel et quelques tours de poivre du moulin
Les étapes
Mélanger la farine, le sel et les herbes de Provence, puis incorporer le beurre froid du bout des doigts jusqu’à obtenir une texture sableuse. Ajouter l’eau froide, former une boule sans trop travailler la pâte et la laisser reposer 30 minutes au frais. Préchauffer le four à 180 °C en chaleur tournante. Étaler la pâte dans un moule, piquer le fond et la cuire à blanc 15 minutes avec du papier cuisson et des billes de cuisson, puis 5 minutes sans lestage. Mélanger la ricotta, le chèvre frais, l’ail, un filet d’huile d’olive, le sel et le poivre. Répartir cette crème sur le fond précuit, ajouter les tomates en tranches épaisses, puis verser le reste d’huile, le miel et l’origan. Enfourner 25 à 30 minutes, jusqu’à ce que les bords soient bien dorés et les tomates légèrement caramélisées.
Le dernier geste au basilic qui transforme la tarte
Laisser la tarte reposer quelques minutes avant de la couvrir de basilic frais, ajouté seulement au dernier moment pour garder son parfum et sa couleur. Parsemer alors les olives noires : leur note salée relève la douceur des tomates et du miel, avec un contraste méditerranéen très gourmand. Cette tarte se sert idéalement tiède, avec une salade de roquette assaisonnée d’un filet de citron ou une salade de concombre bien fraîche. Pour une version plus relevée, une fine couche de moutarde à l’ancienne sous la crème fonctionne très bien ; pour une version différente, le chèvre peut être remplacé par de la feta. Elle se conserve jusqu’au lendemain au frais et se réchauffe doucement au four, mais son parfum de basilic et ses tomates fondantes donnent surtout envie de la partager dès sa sortie du four. Pourquoi ne pas en profiter tant que les tomates anciennes sont encore au meilleur de leur saison ?
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