À première vue, il ressemble à un simple cocktail au gin et au citron ; en réalité, le Corpse Reviver No. 2 est un petit numéro d’équilibriste, vif, parfumé et bien plus élégant qu’il n’en a l’air. Son nom amusant évoque un remontant de lendemain de fête, mais son intérêt est surtout ailleurs : l’accord très net entre l’agrume, le gin, l’amertume douce du Lillet Blanc et le parfum anisé de l’absinthe. Un verre qui réveille surtout les apéros un peu trop sages.
Corpse Reviver No. 2 : origines, caractère et raisons de l’essayer
Le Corpse Reviver No. 2 appartient à la famille des cocktails dits « revivers », imaginés pour remettre les idées en place après une soirée bien remplie. Cette version est devenue un grand classique des bars à cocktails grâce à sa construction très simple : des ingrédients à parts égales, une préparation rapide et un résultat qui a du relief. En bouche, le citron apporte la tension, le Cointreau la rondeur orangée, le Lillet Blanc une douceur légèrement florale et le gin sa colonne vertébrale botanique. L’absinthe, elle, ne doit pas prendre toute la place : elle signe le cocktail d’une touche herbacée qui arrive comme un clin d’œil, pas comme un coup de klaxon.
Les ingrédients : gin, Cointreau, Lillet Blanc, citron et absinthe
Pour 4 personnes, il faut choisir un gin sec classique, des citrons bien juteux et du Lillet Blanc, facilement trouvable en grande surface bien achalandée ou chez un caviste. La formule à retenir est limpide : gin, Cointreau, Lillet Blanc et jus de citron à parts égales, avec un rinçage à l’absinthe. Dans les bars de Londres, l’absinthe est souvent ce que l’on verse dans le verre avant tout le reste : un détail discret, mais essentiel pour retrouver la personnalité du cocktail.
- 100 ml de gin sec
- 100 ml de Cointreau
- 100 ml de Lillet Blanc
- 100 ml de jus de citron fraîchement pressé
- 1 trait d’absinthe pour rincer les verres
- Des glaçons en quantité
- 4 zestes de citron pour la décoration, facultatifs
Comment préparer un Corpse Reviver No. 2 parfaitement équilibré
Placer un verre à cocktail au congélateur 10 à 15 minutes, ou le remplir de glaçons et d’eau pendant la préparation. Verser 5 ml d’absinthe dans chaque verre froid, faire tourner le verre afin de tapisser les parois, puis jeter l’excédent. Dans un shaker rempli de glaçons, ajouter le gin, le Cointreau, le Lillet Blanc et le jus de citron. Secouer énergiquement jusqu’à ce que le shaker soit bien froid, puis filtrer dans les verres débarrassés de leur glace. Ajouter un zeste de citron si souhaité. Astuce de votre mixologue : refroidissez soigneusement le verre et dosez l’absinthe en rinçage très léger pour préserver l’équilibre du cocktail. Trop d’absinthe et elle couvre les autres saveurs ; trop peu, et le verre perd sa petite étincelle.
Variantes du cocktail et accompagnements à privilégier
La recette classique mérite d’être respectée avant de chercher à la transformer, mais quelques ajustements restent possibles. Un gin plus citronné renforcera le côté frais, tandis qu’un gin plus épicé donnera une finale plus sèche. Pour un résultat légèrement moins vif, il est possible de réduire le jus de citron à 80 ml pour quatre verres, sans déséquilibrer complètement l’ensemble. Côté table, ce cocktail aime les bouchées salées et simples : olives vertes, amandes grillées, gougères, chips épaisses, fromage de chèvre frais ou tartines de saumon fumé. Éviter les desserts très sucrés, qui rendraient le citron plus agressif et feraient paraître le cocktail plus austère qu’il ne l’est vraiment.
Servi bien froid et préparé juste avant de passer à table, le Corpse Reviver No. 2 a tout du cocktail qui lance une soirée avec entrain : une recette courte, des bouteilles utiles dans d’autres classiques et un caractère immédiatement reconnaissable. Il prouve surtout qu’un grand verre n’a pas besoin d’être compliqué : quelques bonnes mesures, beaucoup de froid et une pointe d’absinthe suffisent à rassembler les amateurs de gin comme les curieux.
- Un jour, un cocktail : Corpse Reviver No. 2, tout le monde le sert comme un simple gin citron : dans les bars de Londres, c’est ce qu’on verse dans le verre avant tout le reste – 23 octobre 2026
- Un jour, un cocktail : El Diablo, tout le monde le prend pour un simple verre de tequila, au Mexique, c’est l’ingrédient versé en dernier qu’on attend – 22 octobre 2026
- Un jour, un cocktail, le Hanky Panky : je croyais boire un simple Martini au gin, ce que la barmaid du Savoy a versé en dernier m’a laissé sans voix – 21 octobre 2026





