Le poulet basquaise a ce pouvoir rare de réunir tout le monde autour de la table avec sa sauce rouge brillante, son poulet tendre et ses poivrons doucement confits. Pourtant, un détail peut tout changer : ajoutés trop tôt, les poivrons se défont et perdent leur caractère ; ajoutés trop tard, ils restent fermes et ne parfument pas assez la sauce. En ce début d’automne, les derniers poivrons de la saison sont justement parfaits pour ce plat généreux, coloré et simple à préparer. Cette version de poulet mijoté avec les derniers poivrons de la saison respecte chaque ingrédient et révèle des saveurs franches, sans compliquer la recette. Le résultat : un plat familial, chaud et réconfortant, à servir sans attendre.

Les ingrédients : les derniers poivrons de saison qui font toute la différence

  • 1,2 kg de morceaux de poulet avec os, hauts de cuisses et pilons de préférence
  • 3 poivrons, idéalement 1 rouge, 1 jaune et 1 vert
  • 2 oignons jaunes
  • 3 gousses d’ail
  • 500 g de tomates concassées
  • 100 g de jambon de Bayonne en fines lanières
  • 12 cl de vin blanc sec
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à café de piment d’Espelette
  • 1 feuille de laurier
  • 1 petite branche de thym
  • Sel
  • Poivre noir moulu

Les étapes : le moment précis où ajouter les poivrons pour un poulet basquaise fondant

Faire chauffer l’huile d’olive dans une grande cocotte, puis dorer les morceaux de poulet sur toutes leurs faces. Cette étape donne une peau bien colorée et construit le goût du plat dès le départ. Réserver le poulet, puis faire revenir les lanières de jambon avec les oignons émincés pendant quelques minutes. Ajouter l’ail haché, verser le vin blanc et laisser réduire légèrement pour obtenir une base parfumée et savoureuse.

Incorporer les tomates concassées, le thym, le laurier et le piment d’Espelette, puis remettre le poulet dans la cocotte. Couvrir et laisser cuire doucement pendant environ 30 minutes. C’est seulement après ce premier mijotage qu’il faut ajouter les poivrons coupés en larges lanières. Ils ont alors le temps de devenir fondants sans se transformer en purée, tout en gardant une chair légèrement ferme qui fait toute la différence.

Le secret d’une Bayonnaise : faire mijoter le poulet avant de laisser les poivrons prendre leur place

Le bon réflexe consiste à ne pas traiter les poivrons comme une simple garniture à faire revenir au début. Le poulet doit d’abord cuire dans la sauce tomate afin de devenir moelleux jusqu’à l’os et de libérer ses sucs dans la cocotte. Les poivrons arrivent ensuite, quand la sauce a déjà commencé à épaissir et que les saveurs du jambon, de l’ail et du piment se sont bien mêlées.

Après avoir ajouté les poivrons, poursuivre la cuisson à feu doux pendant 20 à 25 minutes, sans remuer brutalement. Un léger mouvement de cocotte suffit pour enrober les légumes de sauce. Les derniers poivrons de la saison, souvent plus charnus et plus sucrés, apportent alors une douceur naturelle qui calme le piquant du piment d’Espelette et un contraste coloré très appétissant dans l’assiette.

Les derniers gestes qui transforment ce poulet mijoté en plat basque irrésistible

Quand le poulet est tendre et que les poivrons sont souples, retirer le couvercle quelques minutes si la sauce semble trop liquide. Elle doit napper la cuillère sans devenir épaisse comme une sauce tomate réduite. Goûter avant de saler, car le jambon apporte déjà une note salée et très savoureuse. Ajouter un peu de piment d’Espelette au dernier moment permet de réveiller le plat sans masquer le goût délicat des légumes.

Ce poulet basquaise se sert bien chaud, avec du riz blanc, des pommes de terre vapeur ou de belles tranches de pain de campagne pour profiter de la sauce. Il gagne même en profondeur après quelques heures de repos, puis se conserve jusqu’à deux jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique. En laissant le poulet mijoter avant d’accueillir les poivrons, la recette devient plus équilibrée, plus gourmande et franchement plus facile à réussir. Alors, pourquoi ne pas profiter des derniers poivrons du marché pour redonner à ce grand classique toute sa place sur la table ?

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Maëlle D.