À la fin de l’été, quand les tomates cerises débordent encore des étals et que les apéros s’éternisent sur la terrasse, ce cheesecake salé arrive sur la table avec un petit air de fête. Sous les cuillères, la base de crackers craque, la crème au basilic fond doucement et les tomates rôties apportent leur jus parfumé à l’ail. Rien à voir avec une tarte salée classique : ici, chaque bouchée joue sur le contraste entre le croquant, l’onctueux et la fraîcheur des herbes. Servi en portions individuelles, ce petit gâteau salé se glisse aussi bien au milieu d’un buffet qu’en entrée légère, avec une grande salade bien assaisonnée et quelques verres bien frais.
Les ingrédients d’un cheesecake salé qui sent bon le basilic
Cette recette donne quatre cheesecakes individuels, à monter dans des emporte-pièces de 8 cm. Les crackers remplacent la pâte avec une simplicité redoutable et créent une croûte bien friable sous la garniture. Le Philadelphia apporte une crème douce et généreuse, relevée par le parmesan et le basilic mixé. Les tomates cerises, juste compotées à la poêle, terminent l’ensemble avec leur belle acidité estivale.
- 100 g de crackers nature
- 50 g de beurre fondu
- 200 g de Philadelphia
- 20 g de parmesan râpé
- 15 g de feuilles de basilic, plus quelques feuilles pour le décor
- 12 g d’huile d’olive
- 100 g de tomates cerises
- 1 gousse d’ail
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive pour la cuisson des tomates
- Sel et poivre du moulin
Une base croustillante, une crème verte et des tomates fondantes
Réduire les crackers en miettes fines au mixeur. Verser cette poudre dans un saladier, puis incorporer le beurre fondu petit à petit jusqu’à obtenir une texture de sable humide. Poser les quatre emporte-pièces sur un plat, répartir la préparation et tasser fermement avec le dos d’une cuillère afin de former une base régulière et compacte. Placer le plat au congélateur pendant 10 à 15 minutes : le beurre se fige et la couche de crackers devient bien nette au démoulage.
Pendant ce temps, mixer le basilic avec les 12 g d’huile d’olive et le parmesan. Ajouter le Philadelphia et une pincée de sel, puis mixer encore jusqu’à obtenir une préparation lisse, d’un vert parfumé et crémeux. Répartir cette crème sur les fonds refroidis et lisser la surface. Dans une poêle, faire chauffer l’huile d’olive avec la gousse d’ail entière. Ajouter les tomates cerises coupées en deux, saler, poivrer, couvrir et laisser cuire doucement une dizaine de minutes. Les fruits doivent garder leur forme tout en devenant tendres et légèrement confits. Retirer ensuite la gousse d’ail et laisser les tomates refroidir.
Le repos au congélateur et le dressage qui font tout
Remettre les cheesecakes garnis au congélateur pendant environ 25 minutes. Ce passage donne à la crème la tenue nécessaire sans lui faire perdre son fondant très frais. Sortir le plat, puis retirer délicatement les emporte-pièces en faisant glisser une fine lame tout autour si besoin. Déposer les tomates rôties sur chaque portion, avec un peu de leur jus de cuisson refroidi, pour apporter une note acidulée et brillante.
Quelques feuilles de basilic frais posées au dernier moment suffisent à donner un vrai relief au dressage. Ce cheesecake salé se savoure bien froid, accompagné d’une salade de roquette, de jeunes pousses ou de concombre croquant. Entre la miette beurrée des crackers, la crème au fromage et les tomates gorgées de soleil, il transforme un simple repas de fin d’été en assiette qui disparaît presque avant d’être servie une seconde fois. Pourquoi ne pas le glisser au prochain apéritif dînatoire ?
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