Il y a des soirs où l’on veut du croustillant qui chante, du fondant qui réconforte, et cette odeur de beurre qui sort du four comme une promesse. Même en plein début d’été, quand la journée a filé et que les soirées restent un peu fraîches, une plaque de pommes de terre à la suédoise fait instantanément basculer l’ambiance côté cocon gourmand. Les lamelles dorent, les bords se fripent juste ce qu’il faut, et au milieu, un fromage coule doucement, prêt à napper chaque tranche. Sur la table, ça se partage, ça se trempe, ça se ressert. Un plat simple en apparence, mais avec ce petit effet waouh qui met tout le monde d’accord.
Quand le froid s’invite, la hasselback au camembert met tout le monde d’accord : crousti dehors, fondante dedans
La magie de la pomme de terre hasselback tient à ses entailles régulières : elles capturent le beurre, accrochent les herbes, et deviennent ultra croustillantes sur les arêtes. Dans les fentes, des tranches de camembert se glissent au bon moment pour transformer la fournée en cœur coulant sans noyer la texture. L’ail vient parfumer sans dominer, les herbes réveillent le tout, et la peau, bien frottée, donne ce goût de “four de maison” qu’on adore. À la sortie, la surface est dorée, la chair reste moelleuse, et chaque lamelle se détache comme une chips tendre, prête à attraper un peu de fromage fondu.
Les ingrédients : le quatuor beurre-ail-herbes-camembert qui change tout
- 4 grosses pommes de terre (environ 1 kg, type Monalisa ou Agata)
- 1 camembert (250 g)
- 70 g de beurre
- 2 gousses d’ail
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à café de thym
- 1 cuillère à café de romarin (ou herbes de Provence)
- 1 cuillère à soupe de persil ciselé
- 1 cuillère à café de sel fin
- Poivre noir
Les étapes : entailler, farcir, arroser, dorer… et sortir du four au bon moment
Préchauffer le four à 200 °C. Laver et brosser les pommes de terre, puis les sécher. Les poser sur une planche et les entailler en fines tranches sans aller jusqu’au bout : la base doit rester intacte pour garder l’effet accordéon, et obtenir une chair bien fondante au centre. Déposer les pommes de terre dans un plat ou sur une plaque.
Faire fondre le beurre, puis ajouter l’huile d’olive, l’ail finement haché, le thym, le romarin, le sel et un bon tour de poivre. Badigeonner généreusement les pommes de terre en insistant dans les entailles : c’est ce mélange qui donne le goût beurré et la surface bien dorée. Enfourner 35 minutes, en arrosant une ou deux fois avec le beurre parfumé qui coule au fond du plat.
Pendant ce temps, couper le camembert en tranches. Au bout des 35 minutes, sortir la plaque et glisser une tranche de camembert dans une entaille sur deux, sans forcer. Remettre au four 12 à 15 minutes : le fromage doit devenir crémeux et les bords des pommes de terre croustillants. Finir par le persil ciselé juste avant de servir, pour une note fraîche qui fait ressortir le côté noisette de la pomme de terre rôtie.
Réussite garantie, accompagnements et variantes qui donnent envie d’y revenir
Pour une découpe nette, deux baguettes (ou deux manches de cuillères en bois) de chaque côté de la pomme de terre évitent d’aller trop loin au couteau : les entailles restent régulières, et la cuisson devient uniforme avec un résultat crousti-fondant impeccable. Côté camembert, mieux vaut l’ajouter en fin de cuisson : il fond sans brûler et garde ce parfum de cave douce qui fait toute la différence. Si le plat colore trop vite, une feuille de papier cuisson posée dessus les dernières minutes calme la coloration sans ramollir la peau.
À table, ces pommes de terre s’accordent parfaitement avec une salade croquante (roquette, endives émincées, pomme verte), qui tranche avec le gras gourmand du fromage et réveille le côté toasté du beurre aux herbes. Pour la boisson, une bière blonde légère fonctionne très bien, tout comme un cidre brut bien frais ; côté vin, un blanc sec type chenin ou un rouge fruité peu tannique accompagne sans écraser. En variantes, le camembert se remplace par du brie, du reblochon ou un bleu doux ; et pour une version encore plus généreuse, quelques lardons grillés ou des oignons rouges rôtis se glissent entre les entailles pour un contraste fumé et sucré-salé.
Entre les entailles qui croustillent, le camembert qui coule et le beurre aux herbes qui parfume tout le plat, la hasselback se transforme en grand classique de fournée à partager. Reste à choisir l’humeur du moment : version herbes fraîches très parfumée, touche fumée, ou fromage plus corsé. Et si la prochaine plaque accueillait aussi quelques champignons rôtis ou des tomates cerises confites pour jouer le contraste jusqu’au bout ?
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